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05/12/2009

Rrrepos !

C'est un fait : je suis plutôt du genre nerveuse, anxieuse, stresse-pour-rien, tout ça. J'avais remarqué de façon plus évidente depuis quelques jours qu'en fait, quand je me déplace, j'ai tendance à marcher plutôt vite, à vouloir avancer toujours, à pester quand quelqu'un se met sur mon chemin (et surtout quand il y reste...), parce qu'à une allure qui me paraissait normale, il fallait que je ralentisse pour ne pas être inconfortable côté gros bide. Je sais depuis longtemps que je me couche souvent trop tard, ayant tendance à vouloir continuer de faire des trucs, n'importe quoi à la rigueur, mais si ça peut m'éviter de rester à tourner une plombe dans mon lit avant de m'endormir, ce sera pas mal (alors qu'en fait ça n'arriverait probablement pas, mais...) C'est pire quand Sylvain n'est pas là, et c'est pire tous les jours depuis que j'ai ces saletés de remontées acides (les joies du troisième trimestre.) Pour le stress, je me disais pourtant : "Bah, au boulot ça va, le reste passera, dans l'ensemble je me trouve plutôt plus calme que d'habitude en fait..." Que je croyais.

Hier, première visite de suivi de grossesse à la maternité, où une sage-femme prend maintenant le relai de ma gynéco "habituelle". On a réglé quelques détails le matin, le dernier étant une floppée de photocopies pour le dossier. Puis hop, poêlée de champignons et jambon, départ en voiture, et le temps de se perdre, on arrivait à peu près à l'heure (plus que la sage-femme en tout cas, toute décalée dans ses rendez-vous.)
C'est quelqu'un de très agréable, toute souriante et toute rieuse. J'ai bien fait d'emmener Sylvain (... bon d'accord c'est plutôt lui qui m'a emmenée), elle avait plein de questions pour lui. Elle avait une stagiaire (?) avec elle, avec qui elle échangeait quelques trucs techniques et des commentaires du genre "Ah, c'est simple tout ça, ça me va bien !" Bahoui, j'ai rien de particulier à signaler. A part un bon morceau de stress la veille, grâce à un épisode supplémentaire plus qu'inattendu dans la série "les taxes et impôts, surprises et déconfitures".

Puis on m'examine... Tout va bien dans l'ensemble, sauf un "détail" d'importance : boudchou est trop bas. Bon, apparemment la sage-femme le fait remonter un peu (gniii), puis nettement moins joviale, me colle par prévention un arrêt maladie, avec ordre de me reposer beaucoup ("Et on se repose allongée, s'il vous plaît !"), et la visite d'une autre sage-femme qui viendra chaque semaine chez moi voir où j'en suis. Oh, et un passage aux urgences en repartant, pour vérifier les contractions et, si besoin, l'état du col – qui va bien, ouf, mais effectivement ça contracte pas mal trop. (Au passage on a pu admirer les variations du rythme cardiaque de boudchou : ça monte, ça descend, ça montagnerusse, c'est impressionnant.)

Donc voilà. Je vais devoir apprendre à trouver une position assez allongée pour le repos exigé, mais pas trop, parce que vilaines remontées acides. Bizarrement j'ai oublié d'en parler pendant la visite, j'avais beau savoir que non, rien de grave pour l'instant, c'est juste de la prévention pour éviter une naissance trop prématurée, allez Daelf, c'est plutôt une bonne nouvelle tu vas glander jusqu'à la fin de l'année (... et passer des fêtes peut-être encore plus statiques que prévu... ahoui tiens...) bin j'en menais pas large.

J'ai prévenu le boulot, pas dans des conditions idéales puisque la seule personne qui a pu me répondre n'était pas dans le bureau mais en magasin (je tenais à préciser que j'avais rien vu venir moi-même, promis juré, mais j'ai réussi à pas m'excuser ni de près ni de loin. Quand même.) J'ai prévenu l'auto-école, aussi : vu que je suis interdite de voiture, mon dernier espoir (déjà très mince) de repasser le permis avant la fin de l'année, et donc avant l'arrivée de boudchou, vient de faire "plop" comme un bulle de savon sur un cactus.

… Bon sur ce je retourne m'affaler sur un canapé, en espérant que les pâtes fraîches fourrées de ce midi seront d'accord.

20/11/2009

La journée des trucs désagréables

A faire aujourd'hui :

– Râler parce que décidément l'interface de Blogger est nulle (je hais le wisiwig html et les principes pourris de "sauvegarde automatique" qui viennent avec en l'occurence. Mais bon, au moins le raccourci pour enregistrer fonctionne.) Je veux retrouver mon vrai blog perso sous Dotclear, avec sa jolie syntaxe wiki :'( Une solution à base de disque dur de Mac défuncté est à l'étude pour Lazare, mais c'est pas pour demain ni après-demain (la semaine prochaine, peut-être... et encore...)

(Bon, ça c'est fait.)


– Appeler la Maison des Artistes. En plein dans ma période "j'ai trois tonnes de trucs à faire et mon neruone ne suite pas", il y a deux semaines environ, j'ai reçu un courrier qui me disait en substance : mais dites donc, on n'a pas reçu votre déclaration qu'on devait avoir avant fin juin, c'est pas normal. Envoyez-nous tout ça sinon z'allez raquer.
Sauf qu'il me semble bien l'avoir envoyée, même qu'il fallait le faire avant fin mai je crois. Donc soit la MdA cultive le retard comme base de travail, soit je me plante complètement dans mes souvenirs ; les deux me paraissent à peu près aussi probables et peu étonnants.
Dans les deux cas, je n'ai plus les papiers pour, donc je sais pas quoi leur envoyer, d'où coup de fil pour leur redemander (si j'arrive à les joindre, parce que de mémoire, c'est plutôt difficile. Du genre horaires foireux et longues sonneries dans le vide.)

– Aller râler à l'Urssaf (enfin je crois que c'est eux.) Après le double effet Kisscool de la taxe d'habitation (Argh, ça augmente sec. ARGH, une deuxième couche deux semaines plus tard, le garage n'est pas à la même adresse que l'appart' x_x) hier j'ai reçu une jolie surprise des impôts. En substance : Et voilà madame, l'addition pour votre taxe professionnelle pour 2008 ! A peine 465 euros, c'est donné !

Sauf que non, déjà il me semble bien que je suis pas redevable de la taxe professionnelle (je suis même pas assujetie à la TVA, alors celle-là ??) mais en plus, 465 euros c'est un gros tiers de ce que j'ai gagné en 2008 avec mon activité d'indépendante. Bizarrement je soupçonne que comme d'habitude, ce sera "payez pour bien montrer que vous êtes de bonne volonté, l'Etat vous le rendra"... Mon pied au c*l, oui. (si seulement...)

C'est un peu plus d'un demi-loyer. C'est un tas de cadeaux de Noël (bon on en fait pas tant que ça, mais quand même.) C'est le budget pour remplir une chambre de boudchou, si on se débrouille bien, ou au moins une bonne partie. C'est plein de trucs de première nécessité, comme de la bouffe qui ne soit pas des pâtes, du riz ou des patates, et peut-être même un deuxième pantalon de grossesse et des hauts à gors ventre (ça va devenir vraiment nécessaire, là, même si décidément j'ai pas encore pris beaucoup d'embonpoint.)

Font chmout, ils vont m'entendre tiens.

– Dire à l'Urssaf (là c'est eux, c'est sûr. Enfin je crois. En tout cas c'est le même bâtiment.) que stop. Bahoui, je devais de toute façon aller les voir cette semaine pour dire que je cesse mon activité d'indépendante.

Déjà, j'ai jamais gagné beaucoup avec, depuis deux ans qu'elle est officielle. J'ai envoyé des trucs à la MdA, qui a répondu par deux courriers sans intérêt pour moi (une lettre de news et le courrier dont je causais plus haut), et rien d'autre (je devais avoir un statut spécial pour la Sécu, il paraît, mais j'ai jamais réussi à savoir de quoi il retournait. Du coup j'ai dû m'en occuper toute seule, et garder mon statut "normal".) J'ai gagné assez de sous pour payer des impôts, une fois, ça doit être pour ça qu'on m'a envoyé la taxe professionnelle, juste au cas où... (Mais bien sûr. Et la marmotte, tu sais ce qu'elle te dit la marmotte ?)

Et par-dessus tout ça, je deviens purement et simplement incapable de travailler seule chez moi (voir le fiasco de mes deux dernières mises en page, qui ont traîné en longueur de façon absurde), je vais bosser à la Fnac presque jusqu'au début de mon congé maternité, et après ça j'aurai autre chose à faire pendant quelque temps que me prendre le chou sur une mise en page à faire toute seule chez moi. Je suis pas faite pour être indépendante, je le savais, et c'est bien par nécessité que j'avais créé cette activité professionnelle – nécessité qui n'existe plus.

Poubelle donc, et bon débarras. Espérons que la liquidation soit aussi simple que la création, surtout avec l'autre machin (fichue taxe) à régler en plus.

– Me renseigner aux Assedics pour savoir si, avec tout ce que j'ai bossé depuis septembre (presque en continu !) je vais avoir droit à un petit quelque chose... Ce serait bien... Surtout que ça se traduirait aussi possiblement par des indemintés de congé maternité...

– Comme je serai pas loin de la Part-Dieu, faire une pause magasinage (... sans la partie dépense bien sûr x_x )

– Appeler le commanditaire de la Mise en Page Maudite pour savoir si l'imprimeur a bien pu récupérer les fichiers définitifs (bahoui, ils étaient hébergés sur Lazare, qui est définitivement hors ligne.) Je lui ai envoyé un mail pour lui poser la question, et j'ai pas eu de réponse. Oh, et demander si c'est normal que j'aie pas reçu mon chèque.

– Régler les quelques corrections encore nécessaires sur les Super-Héros.

– Appeler la vétérinaire, parce que Sashimi a beau faire trois crottes de temps en temps, ça ressemble pas à quelque chose de suffisant pour faire dégonfler le truc qu'elle se trimballe au derrière et qui est censé être dû en bonne partie à une constipation carabinée. Ce qui voudrait dire que la tumeur est vraiment très grosse... Je veux pas la laisser comme ça et prendre le risque que ça se nécrose ou autre joyeuseté, je préfère encore abréger tant qu'elle est presque en forme... et elle a déjà les muscles de la queue et des pattes arrières qui faiblissent (pattes qui tremblent et "queue carrée".) Deux ans et demi bien tassés, la puce, quand même. Pas trop de regrets, même si je serai toute triste de la voir partir.

– Après tout ça, prendre un bain, me laver les cheveux, me coller de la crème partout et m'affaler quelque part pour écrire ou bouquiner.

– Préparer pour le dîner des escalopes (de dinde) panées :) (et trouver des légumes pour aller avec, tiens, ce serait une bonne idée.)

Allez zou... On va préparer tout ça...


13/11/2009

Dronte.


Aujourd'hui, jour de repos.

Durant la matinée duquel il aurait fallu que je passe au moins trois coups de fil, que je m'occupe de trois trucs administratives importants, après quoi j'aurais attrapé un truc à Shopi pour déjeuner (y'a plus grand-chose dans le garde-manger en dehors de pâtes, riz, terrine en pot à consommer avec modération et saucisson interdit... même plus de lait pour le chocolat du matin) un peu tard sûrement, mais chaud et correctement. Puis, idéalement, je serais allée porter aux bureaux de la Fn*c celui des trois trucs administratifs qui nécessitait de se déplacer plus loin que la Part-Dieu, j'aurais peut-être fait la folie de prendre deux ou trois cent grammes de réglisse au miel pour la semaine, chez Violette & Berlingot.
Là j'avais fait une jolie phrase sur la satisfaction, le devoir accompli, tout ça. Et je finissais ma journée hypothétique par du vrai glandouillage qui tache, option couette + Internet, suivi d'un bon NaNotage après ce requinquage bienvenu. Mais comme je suis une buse, j'ai pas enregistré le billet avant de mettre en place la belle image de dodo délavé, j'ai perdu tout ce qui suivait le lien, puis j'ai cru perdre tout le billet. La lose (avec UN SEUL o, merci.)

Bref, une suite logique pour une énième journée de vide, un peu poisseuse sur les bords.

Ce matin, réveil charmant à huit heures moins vingt, alors que j'avais mis mon réveil à 10h (et m'attendais vaguement à me réveiller à 9h ou 9h30 -- oui, je sais que j'aurais pas eu le temps de tout faire de toute façon) : ça sent vraiment pas bon dans la chambre, quelque chose d'âcre qui, associé à une gentille acidité ambitieuse (bor- bong sang, ce truc normalement ça prend au coucher, pourquoi ça me tombe dessus en fin de nuit ??) me jette hors du lit.
Après avoir repris mon souffle puis aéré un peu, je farfouille dans l'appart' pour voir si y'aurait pas une fuite de quelque chose. Bien m'en prend : je retrouve dans la petite chambre un bout de matériel pour boudchou oublié sur le radiateur. Il y a dix jours j'avais démonté tout le matériel de la poussette pour faire subir une cure intensive d'aération aux tissus et machins rembourrés, puis tout a été remballé, le machin est resté sur le radiateur... et on a recommencé à chauffer il y a deux jours...
Pas fort, mais tss, c'est déjà le deuxième point que gagne contre moi le fameux "syndrome du neurone unique" dans l'affaire du chauffage (avant de remettre en route le thermostat, il aurait fallu que je me souvienne de remettre le bouton de la chaudière sur la position "eau ET chauffage"...) Un troisième point est possible : l'odeur étant au moins aussi forte dans notre chambre que dans la petite, si ça se trouve le problème vient de ce qu'on a refait le papier peint dans les deux récemment. Auquel cas, argh (pour résumer.)

Bref. Manque de sommeil + écoeurement + absence de petit-déjeuner facile et rapide à préparer = Daelf pas réveillée. Peux pas retourner dormir, essaye de me garder debout en parcourant Facebook, blogs et forums dans le désordre, en mangeant quelques noisette et buvant avec précautions un jus de multifruits pas aussi acide que de l'orange pure, mais bon il faut combattre le mal par le mal, et surtout la tartine beurre-fraise (qui serait un peu plus douce) est au-dessus de mes forces.
Comme ça jusqu'à onze heures, où le salé est bienvenu pour chasser un début de nausée, et devrait servi de starter pour jeter la Daelf dehors sous un soleil qui se décider à pointer le nez. Que nenni : je m'amuse de voir que pour une fois un de mes super-courts blablas purement anecdotiques sur Facebook rencontre une réaction inattendue, et n'ai de toute façon pas envie de sortir. Boudchou gigote énormément, je m'étonne encore un peu de prendre ça avec tout le naturel que ça mérite, et là pendant une heure j'ai juste envie de somnoler en regardant mon nombril et ses environs bouger tout seuls.

Mais allez, courage. Il n'est même pas 15h30, je dois bien pouvoir faire quelques-uns des trucs prévus.

Sauf que j'ai absolument pas envie de discuter avec quelqu'un au téléphone, alors régler un problème concernant une énième péripétie sur la Mise En Page Maudite de monsieur Draco Père, ou la Maison des Artistes, n'y pensons pas. Prendre un renseignement et un éventuel rende-vous devrait être plus réaliste. Je suis enchantée à l'idée d'aller faire les courses, ou plutôt à l'idée de les avoir faites. Rien de tel avec les démarches administratives, mais je devrais arriver à faire la paire de photocopies qui me manque.

Pour le reste, comme beaucoup de choses, plus c'est en retard, plus ça me décourage. C'est désolant, je sais. D'autant plus que je *sens* à quel point j'aurais besoin qu'on me prenne par la main pour le faire, alors que c'est objectivement rien, rien du tout, et que pour bien d'autres trucs je déteste chez les autres ce genre d'attitude passive, et me trouve plutôt contente d'arriver à me satisfaire de faire des trucs toute seule.

Mais voilà, on dirait que faire quelque chose toute seule, j'ai jamais été très douée certes, mais là c'est juste plus possible. Et ça me déprime, ce qui n'arrange rien, bien sûr...

... Bon, je vais sortir faire quelque chose, n'importe quoi, avant qu'il fasse nuit. La déprime saisonnière ne gagnera pas cette année, elle n'en a pas le droit.

Pis tiens, en revenant je pourrais faire un cake.